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Publié le 23 mai 2022 | Mis à jour le 23 mai 2022

Network signalling in pituitary tumours: mapping the spatial and cellular interactions between Gonadotroph tumours cells and with their microenvironment (SpaceNet)

Partenaire 1. Olivier Gandrillon, Laboratoire de Biologie et Modélisation de la Cellule, ENS de Lyon
Partenaire 2 Philippe Bertolino, CRCL, UMR INSERM 1052 - CNRS 5286 – CENTRE LÉON BÉRARD – UCBL

SpaceNet vise à développer des approches multidisciplinaires innovantes qui combinent l'apprentissage automatique, modélisation de la signalisation spatiale cellulaire et cartographie immuno-histologique complexe

Contexte

Les tumeurs gonadotrophes sont une forme fréquente de néoplasme hypophysaire intracrânien difficile à aborder des perspectives cliniques diagnostiques, prédictives et thérapeutiques. Ces tumeurs montrent une hétérogénéité importante et sont souvent silencieuses en raison de leur comportement plastique.

Objectifs

SpaceNet vise à développer des approches multidisciplinaires innovantes qui combinent l'apprentissage automatique, modélisation de la signalisation spatiale cellulaire et cartographie immuno-histologique complexe pour : i) décrypter le réseau de signalisation qui régit le phénotype tumoral gonadotrope ii) modéliser le réseau spatial qui sous-tend l'interaction entre les cellules tumorales et leur microenvironnement et iii) valider les réseaux de signalisation identifiés sur des coupes tumorales.

Méthodologie

Le séquençage unicellulaire (scRNAseq) de 6 tumeurs gonadotropes réséquées (3 issues de Men et 3 issues de femmes) a été effectué. Plus de 35000 cellules ont été séquencées dont 22653 - avec une moyenne de 2300 gènes par cellules - ont ensuite été analysées après filtration (contrôle qualité). Un pipeline nextflow de manipulation et d'analyse de données Fastq a été mis en place et testé. Ce travail a été mis à la disposition des deux équipes via le Pôle Scientifique de Modélisation Numérique – PSMN de l'ENS.

Résultats

L'analyse d'intégration et de regroupement des 22653 cellules tumorales gonadotropes séquencées a fourni des profils d'expression génique du composant cellulaire majeur des tumeurs gonadotropes. L'identification des réseaux Ligand-Receptor (LRN) a été possible via l'utilisation de CellPhoneDB et SingleCellSignalR dont disposent les deux partenaires. Des analyses préliminaires ont identifié un grand nombre d’interactions paracrines et autocrines à valider par des tests immunohistologiques et en fonctionnel. La ‘pipeline’ d'analyse nexflow permettra de bénéficier davantage à la communauté scientifique intéressée par la transcriptomique unicellulaire.

Valorisation

Des opportunités de financement et de thèse entre les partenaires ont pu être créées (candidature à AVIESAN, doctorant-CIFRE avec l’industriel Vidium). Les publications sont en cours.