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EXploring the inequalities in the access to Immune Therapies (EXIT)
Vincent AUGUSTO, UMR CNRS 6158 LIMOS, Saint-Etienne Yohan FAYET, Centre Léon Bérard, EMS, Department Sciences Humaines et Sociales Lionel PERRIER, Centre Léon Bérard, Department Sciences Humaines et Sociales
Cette étude explore la disponibilité du bevacizumab (un anticorps monoclonal anti-VEGF humanisé) pour les patientes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire (COE) de différentes régions de France, et comment le bevacizumab est intégré dans les trajectoires des patientes.
Contexte
Ce projet s’intègre dans un cadre de recherche en sciences humaines et sociales couplant des approches de modélisation, simulation, optimisation des systèmes de santé et de leurs chaînes d'approvisionnement, exploration de processus et l'apprentissage automatique appliqués aux soins de santé couplés à un travail sur les inégalités territoriales des patients. Il s’agit d’un projet apportant des éclairages sur les parcours de soins, le vécu des patients de la prise en charge ou les inégalités de santé et son impact sur l’économie de la santé.
Objectifs
Cette étude explore la disponibilité du bevacizumab (un anticorps monoclonal anti-VEGF humanisé) pour les patientes atteintes d'un cancer épithélial de l'ovaire (COE) de différentes régions de France, et comment le bevacizumab est intégré dans les trajectoires des patientes.
Méthodologie
Les données de sortie d'hôpital du Programme des Systèmes d'Information Médicale (PMSI), géré par l'agence gouvernementale Agence Technique de l'Information sur l'Hospitalisation (ATIH), ont été utilisées. La population de l'étude est constituée de patients EOC ayant reçu du Bevacizumab entre 2014 et 2019 en France métropolitaine. Afin d'identifier les inégalités géolocalisées par rapport au bévacizumab, cette étude utilise une approche d'exploration de processus pour l'ensemble de la séquence de traitement des patients atteints de COU dans le but de signaler les zones où les résidents avec un COU peuvent ne pas être en mesure d'accéder facilement à leurs options de traitement.
Résultats
En moyenne, les patients résidant en France métropolitaine réalisent 5 séjours hospitaliers pour un traitement au Bevacizumab. Au point maximum du jeu de données, un patient du Centre-Val de Loire réalise entre 6 et 7 séjours hospitaliers, alors qu'un patient de la Nouvelle-Aquitaine réalise le nombre minimum de séjours hospitaliers, soit entre 3 et 4. Le rapport max/min de l'ensemble est très élevé à 2,03, ce qui indique qu'un patient en Centre-Val de Loire est le plus susceptible de faire deux fois plus de visites à l'hôpital pour un traitement au Bevacizumab qu'en Nouvelle-Aquitaine. Hormis les Pays de La Loire où un patient est le plus susceptible de parcourir une distance de 136 kilomètres pour recevoir un traitement au Bevacizumab, un patient en France métropolitaine est susceptible de parcourir entre 20 et 60 kilomètres. 10 des 12 régions se situent dans la fourchette de 20 à 40 kilomètres. En utilisant une approche de fouille de processus, il est possible de découvrir automatiquement le parcours de soins des trajectoires des patients pour n'importe quelle région. Dans l'exemple ci-dessous, nous proposons une maquette des parcours de soins pour Auvergne Rhône Alpes. Dans ce modèle, nous voyons qu'une majorité de patients passent par une chimiothérapie, avant ou après une chirurgie. La chimiothérapie avec Bevacizumab vient généralement après une chimiothérapie ou une intervention chirurgicale.
Valorisation
Une publication est prévue fin 2022
Projets 2020
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